Octobre–Décembre 2002

Au programme de Kephas 2003 : l’enseignement catholique

Pierre Gardeil

Kephas propose des vues sur bien des sujets, concernant directement la vie de l’Église, sa théologie, sa spiritualité, sa liturgie… mais aussi bien la vie culturelle ou sociale. Dans cette diversité, il a paru judicieux de poser des accents ici ou là, en consacrant plusieurs articles – voire un numéro spécial – à la même question. Est-elle de celles qui fâchent? On ne l’évitera pas pour autant. Mais à ceux qui en débattent selon des oppositions trop pré­visibles, on tâchera de proposer des approches fécondes…

Il est aussi, dans la vie de l’Église en France, des sujets actuellement négligés, qui méritent peut-être une attention nouvelle. Il nous a paru que l’enseignement catholique était dans ce cas de figure. Il ne fait guère l’objet de « prises de position » militantes, comme jadis, non plus que de réflexions originales. Il continue, avec ses profits et ses pertes…

Kephas voudrait en faire, non pas l’objet d’un numéro, plutôt un fil rouge de l’année qui vient. Une affaire à suivre de plus près, dans la diversité des autres. Plusieurs articles, qui ne sont, pour l’heure, ni tous écrits, ni tous prévus, lui seront consacrés au cours des prochaines saisons. Un forum des lecteurs résonnera de propos libres et divers… Certes, cette question est, en puissance, de celles qui peuvent fâcher ; et on en parlera sans circonlocution excessive. Mais le but étant plutôt de donner courage aux entreprenants que de se lamenter sur des insuffisances, on tâchera de raconter des aventures qui réjouissent! L’expérience, avant la théorie. Dès le prochain numéro (printemps 2003), plusieurs entretiens feront parler des acteurs de l’école Saint-Joseph de Lectoure en Gascogne. Elle est bien petite (moins de mille élèves !), et fort loin d’une école modèle ; mais elle tâche d’annon­cer le Royaume, par des voies diverses et colorées ! D’autres écoles, d’autres responsables, seront interrogés à leur tour: nommons déjà Frédéric Chassagne, directeur du lycée de La Sauque à La Brède. À suivre donc ! Les grandes écoles des grandes villes auront sûrement envie de dire leur mot… La porte leur est ouverte.